Local ou bio ?

Lorsque l’on parle de consommation durable, on pense d’abord à la nourriture et en particulier aux fruits et légumes et à la viande. Il est vrai que c’est pour ces produits qu’il existe le plus d’alternatives. Et parmi celles-ci, se trouve la culture biologique que beaucoup considèrent comme la meilleure solution. Personnellement, je pense que ce n’est pas une solution universelle. En effet, certaines personnes pensent qu’en achetant bio elles sauvent la planète. Cela peut en effet aider à réduire notre empreinte écologique mais si vous achetez une banane bio du Costa Rica plutôt que des pommes d’un producteur local, votre impact est bien plus important même si c’est labellisé bio.

Je pense pour ma part qu’il faut également favoriser d’autres alternatives à la consommation de masse. Par exemple en favorisant les circuits courts directement du producteur au consommateur. Pourquoi ne pas acheter vos légumes à une coopérative locale ou via un Groupe d’Achat Commun (GAC), ou un Groupe d’Action Locale (GAL) ? Bien souvent, les producteurs qui fournissent des produits pour ces groupes ne sont pas labellisés bio mais sont engagés dans des modes de production relativement respectueux de l’environnement. Ils cultivent peut-être selon les principes de la permaculture ou même simplement en ayant une utilisation parcimonieuse et raisonnée des pesticides et autres produits chimiques ajoutés à une démarche visant à attirer les insectes auxiliaires (ainsi appelés car ils sont les prédateurs des parasites les plus courants des cultures). De plus en plus d’études montrent que l’agriculture biologique est une bonne chose mais qu’elle ne pourra pas répondre à toute la demande alimentaire dans le monde. De plus, il est très difficile de se faire labelliser bio. C’est pourquoi un certain nombre de producteur ne le sont pas, bien qu’impliqués dans des processus respectueux de l’environnement et soucieux de la qualité de leurs produits.

En plus, si vous consommez local, vous avez l’occasion de rencontrer celui qui vous fournit en fruits, légumes, viande, etc. et vous savez qui vous aidez et comment il travaille. En effet, beaucoup de structures organisant des paniers de produits locaux proposent de rencontrer le producteur. Cela permet de se rendre compte de la manière dont sont cultivés les fruits et les légumes pour devenir ces appétissants aliments. C’est également intéressant pour les enfants qui de plus en plus n’ont aucune idée de ce qu’ils ont dans leur assiette et encore moins de l’endroit où ça pousse.

Finalement, le local présente donc beaucoup de points positifs que le bio ne garantit en aucun cas : circuit court et soutien des agriculteurs de votre région en leur garantissant un revenu stable et des prix honnêtes, très peu de pollution liée à la livraison des aliments, producteurs souvent respectueux de l’environnement même si pas labellisés bio,…

Plus d’info :
Article du Métro : « Ça pousse où un fish-stick ? » : http://fr.metrotime.be/2015/06/19/mustread/ca-pousse-ou-un-fish-stick-le...

Crédit photo : Producteur bio et local (commercialisation en circuit court), combinaison qui lui semble la plus cohérente ! http://blog.lespoussesvertes.be/ - www.lespoussesvertes.be