Les sentiers de l’utopie

2007 : les premiers signes de la crise financière mondiale apparaissent. Isabelle Fremeaux et John Jordan, l’une chercheuse et l’autre artiste, prennent alors la route et décident d’aller à la rencontre de personnes, de projets et de communautés peu ordinaires.

Ils ont en commun d’avoir délibérément choisi de mettre en place d’autres manières de vivre qui ne répondent pas aux normes du capitalisme. Ce même capitalisme qui est à l’origine de cette crise financière dans laquelle nous sommes encore enlisés.

Pendant presqu’un an, ils parcourent les routes européennes et égrainent les découvertes de projets innovants. Au détour d’un Camp Climat installé aux abords de l’aéroport d’Heathrow, d’une communauté anglaise à très faible impact écologique, d’une école anarchiste, d’usines occupées en Serbie, d’une ferme ayant aboli la propriété privée… Ils font l’expérience d’autres manières de manger, de s’organiser, d’échanger, de résister, de décider et de produire.

De ce voyage, ils en ont sorti deux projets : un livre et un documentaire mélangeant tous deux la réalité et la fiction, dans lesquels ils portent une analyse juste et constructive des pratiques rencontrées, des projets et de leur histoire. Ils osent aussi leur renvoyer des questions et des remarques. Ils n’en rendent en tous les cas pas une vision édulcorée, mais parviennent à en dresser un portrait conservant toute la complexité et la dureté du réel.

Réserve inépuisable d’espérance, ce livre nous rappelle que toutes les utopies ne se cantonnent pas dans le registre des rêves. Elles peuvent se vivre, là maintenant, par tout un chacun. On s’y met ? « Les sentiers de l’Utopie », qu’on le visionne ou qu’on le lise, nous donne quoi qu’il en soit une bonne dose d’énergie pour se mettre en route vers d’autres possibles…