Internaute, tu peux changer le monde ! (si tu quittes ton fauteuil)

De nos jours, en un clic, on sauve aussi facilement les baleines qu'une candidate de The Voice Belgique. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) permettent de sensibiliser un grand nombre de citoyens à de nombreuses causes. Le phénomène gonfle-t-il pour autant le rang des militants ?

Un clic de souris exécuté devant son ordinateur permet-il de s'attaquer aux problèmes de notre monde? Selon Gladwell*, militer demande de la discipline, un goût pour le risque et pour le danger, un engagement vrai et de l'organisation. Des paramètres qu'on ne connaît que très peu dès lors qu'on milite sur la toile à partir de son salon.

Des outils. Voilà ce que sont Facebook, Twitter... Les réseaux sociaux sont de merveilleux moyens pour booster la participation. Voter sur Internet, donner son appui à une cause ou relayer des informations est facilité. Ces actes, posés individuellement, peuvent-ils concrètement, socialement ou politiquement changer le monde? Est-ce Twitter qui a permis au peuple égyptien de dégager Moubarak? Non. Il a fallu bien plus qu'un outil pour pousser le despote à prendre ses cliques et ses claques.

« Seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes donc pas engagés par nos idées, ou par nos sentiments, mais par nos conduites effectives »**. Il ne suffit pas d'un clic pour être engagé. Il faut être physiquement présent, vivre le combat avec ses tripes, participer aux actions portées par un groupe. L'action collective est le meilleur garant d'un engagement durable.

Militants de tout poils, il y a des contacts à taguer. Sur Facebook et ailleurs.

* « Why the revolution will not be tweeted », The New Yorker
** « Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens », Joule et Beauvais, Éditions Presses
Universitaires de Grenoble - 2002