No Planet B? by H&M

H&M vend un t-shirt avec l’imprimé “There is no planet B” (il n’y a pas de planète B) : une seule Terre, pas de plan B. La chaîne de magasins de prêt-àporter se soucie-t-elle de l’environnement ? Des internautes dénoncent le greenwashing d’une entreprise qui renouvelle rapidement ses collections et pousse à la consommation, au détriment de la qualité, des droits de l’être humain et des ressources. Le Kap sur l’Avenir (Kapsla), un kot-à-projet à Louvain-la-Neuve sur l’économie des ressources, nous livre ses arguments. Sur le campus, la dizaine d’étudiants membres sensibilisent aux problématiques environnementales, spécifiquement celles de l’énergie, du changement climatique et de la pollution de l’eau.

Pour

Le message aura un grand impact médiatique, c’est une chaîne internationale.

Il est préférable à un “Consommez Coca-Cola”.

Il ne sera pas rapidement démodé, au contraire d’une allusion à un événement ou à un groupe d’appartenance.

Avec ce t-shirt, H&M se démarque aussi de ses concurrents au sujet du développement durable.

Grâce au débat lancé, les consommateurs peuvent réfléchir et prendre position par rapport aux questions de mode et de surconsommation.

Contre

Il y a contradiction entre l’imprimé du t-shirt et les actes d’H&M. L’entreprise fait de la fast fashion : il y a une sorte d’obsolescence programmée avec des collections rapidement renouvelées et une qualité diminuée.

H&M tente de légitimer son image et ses collections insoutenables. Mais ce t-shirt ne remet pas en cause le système capitaliste. Au contraire, cela donne à ses acteurs, les grandes marques, une légitimité. Le système s’approprie les critiques faites à son encontre.