Le défraiement des volontaires

Le volontariat est par essence une démarche gratuite. Pour qu’il soit accessible à celui qui a moins de moyens, la loi prévoit la possibilité de lui octroyer une compensation financière: « le défraiement ». Si une association décide de défrayer ses volontaires, elle a deux possibilités : soit rembourser les frais réels (déplacement, nourriture,…), soit octroyer un montant forfaitaire. Dans ce cas, le volontaire ne peut percevoir une indemnité de plus de 32,71€/jour et de 1.308,38€/an.
Et toi, tu es pour ou contre le défraiement ?

Pour

Hadrien Wilputte

L’indemnisation du volontaire reste à mes yeux une juste rétribution afin que les frais que demande le volontariat comme le déplacement, l’alimentation… ne soient pas un frein à l’engagement du volontaire. Ainsi, cette indemnisation permet à toute personne quelle qu’elle soit et d'où qu’elle vienne de pouvoir participer et s'engager de manière volontaire au sein de la société.

Toutefois, je pars du principe que le défraiement des volontaires ne doit pas être un substitut au salaire. D’ailleurs, le volontariat n’engage personne, il représente la possibilité pour tout citoyen de porter des actions sociales au sein de la société. L’indemnisation des volontaires peut être perçue comme un levier de « justice financière », permettant à quiconque, qui le désire, de s’engager. Ce qui, à mon sens, n’est pas une mauvaise chose par les temps qui courent...

Contre

Mathieu

Pour moi, le volontariat est un acte gratuit. S’engager comme volontaire c’est donner de son temps pour une cause, un projet éducatif,…

Je n’ai jamais eu de contrepartie financière dans mes engagements d’animateur volontaire. L’Unité scoute dans laquelle j’étais actif demandait même aux animateurs de payer leur camp, une cotisation annuelle, l’uniforme… et cela semblait une évidence pour tout le monde.

Je crois que c’est pour ça que j’ai pu m’y investir sans compter. L’important, c’était d’aller jusqu’au bout de ce qu’on avait entrepris entre animateurs ou simplement de faire ce qui devait l’être : organiser un jeu avec une mise fabuleuse, gérer une situation conflictuelle ou préparer le matériel pour le camp. Des jours et des nuits y sont passés ! Je m’y suis fait mes plus beaux souvenirs, mes amitiés les plus durables et j’y ai développé un tas de compétences. Une compensation financière aurait eu très sûrement des conséquences dommageables sur notre engagement. Je crois que nous nous serions mis à compter…