L’accueil de sans-abri

L’article « Pour ou Contre » a été rédigé par les élèves de 4e G, Sciences Sociales du Collège La Fraternité. Ensemble, ils ont réfléchi en faveur de l’accueil de sans-abri chez soi mais aussi en défaveur, ce qui semble avoir été plus difficile, nous a confié l’enseignant, Giuseppe Orobello.

Ces derniers mois, des centaines de Belges viennent en aide aux nombreux migrants installés au parc Maximilien, cherchant un avenir meilleur dans un pays en paix. Face à cette humanité, il y a de quoi être fier ! Il faut poursuivre ces actions citoyennes. Et si une plateforme citoyenne s’organisait autour des sans-abri et avait comme slogan : « accueillir un sans-abri pour une nuit »?

Pour

Les arguments POUR l'accueil de personnes sans-abri proposés par des élèves de 4è G.

Si nous devions dormir dans la rue, surtout par temps froids, n’aimerions-nous pas que l’on nous offre un toit ? Ne dit-on pas « ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse » ?

Accueillir des sans-abris chez soi, c’est passer au-delà des apparences du statut précaire, éviter de cataloguer les individus et s’ouvrir à eux en tant qu’êtres humains ayant des envies et des rêves. C’est respecter le proverbe : « l’habit ne fait pas le moine ».

C’est une forme d’échange : nous lui offrons un toit, de quoi se nourrir et l’invité partage son vécu et son expérience de la rue.

Si « la vie est un boomerang », nous préférons faire du bien autour de nous. Il faut aider son prochain et participer à la construction d’un monde meilleur, plus solidaire et humain.

Contre

Les arguments CONTRE l'accueil de personnes sans-abri proposés par des élèves de 4è G.

Recevoir un sans-abri chez soi demande de s’organiser et d’être disponible.

L'hôte peut avoir peur de l’inconnu, se sentir en insécurité. Ce sentiment s'accroît si nous avons des biens matériels auxquels on est attaché et une famille que l’on souhaite garder à l’écart de tout problème.

Ensuite, l’hygiène peut être une deuxième raison de ne pas recevoir un sans-abri. Celui-ci peut être porteur de microbes.

Enfin, un ensemble de facteurs peuvent amener à vivre dans la rue : alcoolisme, agressivité, automutilation… Un hôte n’est pas toujours capable de déceler les signes de pathologies mentales. Il vaut mieux laisser les organisations et associations s’en charger car elles sont davantage capables d’apporter le soutien psychologique, social et matériel dont un sans-abri a besoin.