City trips

Envie de changer d’air ? Peu de temps à ta disposition ? Quelques clics suffisent aujourd’hui pour t’envoler dans le pays de tes rêves. Le choix est large et il y en a pour tous les goûts: le soleil, l’aventure, le dépaysement, la plage, la ville… Quoi de mieux pour un tout petit prix? Mais as-tu réfléchi aux avantages et aux inconvénients de ces city trips ? L’avion émet en moyenne 19 fois plus de gaz à effet de serre que le train. L’avion joue donc un rôle important dans le réchauffement climatique.

Cependant, il est naturel de vouloir découvrir le monde et beaucoup diraient que si tu ne le fais pas maintenant, tu n’auras bientôt plus le temps. Pas de panique, tu as toute la vie devant toi pour planifier le voyage de tes rêves dont tu profiteras d’autant plus si tu l’attends avec impatience.

Bien sûr il ne faut pas se priver définitivement, mais penser aux conséquences que ça peut avoir. Le tout est d'arriver à équilibrer ton empreinte écologique et ton envie de voyager.

Pour

Elie Sana, étudiante en 2e bac de sciences politiques à Namur, adore s’occuper et ne peut pas rester en place. Elle aime autant les projets organisés que les départs improvisés.

« Je suis une grande fan de city trips. Des petits voyages juste pour un week-end, je trouve ça vraiment top ! Ça permet de rencontrer plein de gens, de passer du temps entre amis ou en amoureux tout en découvrant de nouvelles villes, différentes façons de vivre et d’autres ambiances : la fiesta espagnole, les pubs irlandais, la bouffe italienne, etc. Tout ça pour un budget raisonnable !

Les city trips, ça permet de déconnecter mais ça ne m’empêche pas d’étudier et de rendre mes travaux à temps.

En fait, c’est ça qui me plait avec les trips en avion : c’est cheap (budget d’étudiant oblige), c’est rapide (juste quelques heures et on est à l’autre bout de l’Europe), c’est juste assez long pour voir tout ce qu’il y a à voir sans s’embêter, ça me laisse le temps de travailler et c’est une ouverture sur le monde. Alors oui, je sais que ce n’est pas bien d’un point de vue écologique mais après tout, on mange des bananes du Costa Rica, on rachète un gsm chaque année et on ne crache pas sur une voiture pour nous déposer à une soirée. Soyons honnêtes ! Et de toute façon, les avions partiront quand même ! Moi j’en profite même si ça me fait parfois mal au cœur ! »

Contre

Julie Merche, 19 ans, étudiante en médecine à Namur, adore s’évader pour ne pas rester enfermée dans ses cours à longueur de temps.

Et pourtant, elle n’a jamais parcouru le monde en avion avec l’idée de faire un voyage de 3 – 4 jours et s’oppose à ce concept, qui pour elle est un effet de mode: « Il y a déjà tellement de villes à proximité dont on ignore toutes les richesses et qui peuvent être accessibles en train. Je ne comprends pas l’intérêt d’aller aux quatre coins de l’Europe pour seulement trois jours: c’est trop peu de temps pour pouvoir s’adapter et en profiter pleinement.

De plus, écologiquement parlant, je ne pense pas que ce soit vraiment responsable. On organiserait moins de vols s’il y avait moins d’inconscients pour monter dans les avions. C’est vrai, tout le monde prétend, de nos jours, avoir une démarche écologique au quotidien (ampoules, fruits de saison…) mais lorsqu’il est question de low cost, ils n’hésitent pas à monter dans un avion comme ils monteraient dans un train. Si j’ai besoin de deux jours pour me ressourcer, me dépayser, je ne dois pas pour autant réchauffer la planète davantage: la Mer du Nord ou les forêts des Ardennes peuvent très bien me convenir si j’y vais avec une bonne bande d’amis. Lorsque je monte dans un avion, c’est pour partir réellement en vacances et profiter de ma destination plusieurs semaines (souvent deux). Si tout le monde réfléchissait dans ce sens, moins de vols seraient organisés et la terre nous dirait un tout grand merci.»