Une fête des voisins et de l'environnement

Ce 18 mai les Abattoirs de Bomel (le Centre Culturel de Namur) et le CRIE de Namur (Centre Régional d’Initiation à l’Environnement, géré par Empreintes) organisaient la fête des voisins et de l’environnement. Stands associatifs, foire aux savoir-faire, animations, balade nature, concert et auberge espagnole : tous les ingrédients d’une soirée conviviale étaient rassemblés. Anne et Samuel d’Empreintes nous en parlent.

Habites-tu le quartier de Bomel ?

Anne: Oui, j’habite le quartier avec ma famille depuis une dizaine d’année.

Sam: Non, mais je suis voisin puisque j’habite Saint-Servais tout proche !

Que pourrais-tu dire de ce quartier?

Anne: C’est un quartier qui a beaucoup changé. Beaucoup de maisons familiales ont été transformées en kots ou en studios, entraînant un « turn over » important au niveau des habitants du coin, qui ne se connaissent plus vraiment. L’arrivée de Mundo et la réhabilitation des abattoirs de Bomel ont amené un nouveau public et une nouvelle dynamique par rapport à la paupérisation qui était en route.

Sam: Depuis plusieurs années, je collabore à la dynamique jeunesse de Bomel. Ce collectif composé d’acteurs sociaux du quartier propose des activités extrascolaires aux enfants pour mieux les connecter à leur cadre de vie. C’est l’autre visage de Namur, derrière la gare: une population complexe, avec une grande diversité culturelle, de passage, souvent en situation précaire. Un public difficile à sensibiliser, à mobiliser, mais un territoire d’une grande richesse : le Hoyoux, les carrières d’Asty-Moulin, le Ravel, la campagne toute proche…

Que retiens-tu de cette soirée ?

Anne: J’ai passé un moment très agréable! J’ai été heureuse d’échanger avec des voisins que je ne connaissais pas et des personnes d’autres stands. Les alternatives écologiques présentées intéressaient beaucoup les participants.

Sam: Temps idéal, belle affluence, sans doute pas assez de mixité sociale et culturelle. Un public intéressé par l’environnement urbain.

Quel est l’intérêt de lier voisinage et environnement ?

Anne: Des habitants qui se connaissent et se sentent concernés par leur lieu de vie y font plus attention, s’y impliquent davantage. Le quartier et ses habitants profiteront des effets positifs : lieux en meilleur état, plus grande convivialité, impression de sécurité...

Sam: Quand on connait, que l’on apprécie, on respecte davantage. Il serait intéressant que la population de Bomel se réapproprie son territoire, de manière simple, ludique, gustative pour y développer des souvenirs positifs. C’est bon d’être connecté à son environnement proche, d’y mener des projets de rue, de quartier en harmonie avec la nature et l’humain ! Tout le monde y gagne…