Indignons-nous!

« Indignons-nous ! » se réfère à cet adage que nous a laissé le grand résistant Stéphane Hessel. Arrêté par la gestapo en 1944, torturé et envoyé aux camps de la mort, il arrivera finalement à se sauver. Au sortir de la guerre, fervent défenseur du Programme National de la Résistance, il entre à l’ONU, il devient l’un des corédacteurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Et, lorsqu’il s’éteint à l’âge de 95 ans, il lui reste dans les yeux cette flamme brillante d’espoir et surtout un message brûlant aux jeunes générations : Indignons-nous ! Ainsi, Stéphane Hessel ce grand monsieur puisse nous rappeler l’évidence de l’engagement : « Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. »

Le monde peut paraître aujourd’hui trop complexe et les raisons de s’indigner moins évidentes. Nous vivons dans un monde interconnecté où il est parfois difficile de savoir qui décide mais la nécessité de l’engagement doit rester intacte. Face à une société en changement il est de notre devoir d’être acteur et ardent défenseur des luttes de chaque instant.

Stéphane Hessel rappelait : « La pire des attitudes est l'indifférence, dire je n'y peux rien, je me débrouille. En vous comportant ainsi, vous perdez l'une des composantes essentielles qui fait l'humain. Une des composantes indispensables : la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence. »
Nous devons veiller à rester fiers de notre société, descendante des Droits de l’Homme. C’est à chacun de nous qu’incombe l’importante tâche de la préserver, ou parfois même de la combattre pour proposer un nouvel horizon à hauteur des futurs enjeux qui nous attendent.

Aujourd’hui, l’engagement constitue un incroyable levier pour impulser cette dynamique, jamais il n’y a eu autant d’associations proposant des projets de volontariats. Jamais il n’y a eu autant de mouvements proposant une nouvelle manière de repenser le monde. Jamais la désobéissance civile n’avait été réinventée à ce point prenant autant de formes possibles. Jamais notre pouvoir citoyen ne fut autant réinvesti et mis à l’épreuve, comme le boycott qui témoigne de l’incroyable capacité d’engagement de notre génération.

Aussi, comme l’assénait Stéphane Hessel : « Appelons-nous toujours à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. À ceux et celles qui feront le XXI siècle, nous disons avec notre affection : CRÉER, C'EST RÉSISTER. RÉSISTER, C'EST CRÉER. » Et ainsi, demain, le vent puisse se lever sur un monde de changements, plein de rêves et d’espoirs, plein de courage et d’engagements !