De la neige subtropicale et de l’eau qui prend feu !

Penser global, agir local ! C’est bien dans ce créneau que s’inscrit ce Bulles vertes 42 en vous emmenant en Russie, aux USA et à Namur.

Commençons par la Russie et les prochains Jeux Olympiques d’hiver. Autant le dire directement, les JO actuels collent de moins en moins avec l’idéal olympique des débuts. Bon d’accord, il y a toujours des athlètes provenant du monde entier qui s’entrainent de longs mois (voire des années) pour y briller ou tout simplement y participer. Mais à part ça, soyons clairs, les JO sont avant tout devenus un gros business et un enjeu politique énorme.

On ne s’étonnera donc pas que les prochains JO d’hiver se déroulent dans une station balnéaire russe jouissant d’un climat subtropical humide et située dans le Caucase, une région politiquement instable. Le fait qu’on ne soit pas sûr d’avoir assez de neige pour les épreuves de ski n’a pas semblé inquiéter le CIO outre mesure au moment de choisir la ville hôte. Pas plus que les questions écologiques, les droits de l’homme n’ont apparemment pas pesé dans ce choix car il faut bien l’avouer, dans ces domaines, la Russie ne peut pas prétendre à une médaille.

Pendant ce temps, l’oncle Barack multiplie les bons résultats économiques à coup de fraction (hydraulique) avec le gaz de schiste (shale gas). Vous savez, cette nouvelle ressource innovante qui a permis aux USA de connaitre un regain de croissance économique inespéré pendant que le reste des pays « développés » est toujours englué dans une crise économique sans fin. Malheureusement, cette poule aux oeufs d’or ne permettrait pas encore de faire une omelette sans casser d’oeufs. Résultats, la santé publique et l’environnement sont encore sacrifiés sur l’autel de la croissance. Et le fait que l’eau du robinet soit devenue inflammable* dans certaines régions ne semble pas inquiéter les autorités US.

Heureusement, il existe des personnes déterminées à ce que la Terre tourne rond et qui sont prêtes à donner de leur temps pour une cause, un projet. Si vous êtes de celles-là, alors rendez-vous ces 23/24 octobre au troisième salon du volontariat qui se tiendra à Namur!

* Les Les produits chimiques utilisés pour la fragmentation des roches, en se répandant dans les nappes phréatiques, rendraient les réserves d’eau potable « inflammables », comme le montre Gasland, le documentaire de John Fox.