Dans la jungle des labels !

Les labels, il y en a partout. Mais que signifient-ils ? Si toi aussi, tu te poses cette question, plonge dans ce dossier !

C'est quoi?

Un label, c’est un logo qui fournit des informations sur les caractéristiques du produit ou sur les conditions de sa fabrication, sur base d’un contrôle et d’un cahier de charges. Il peut ainsi informer sur l’origine des matériaux, sur la qualité, sur le respect de l’environnement, sur les conditions de travail des producteurs.

Leur mission est d’aider le consommateur à faire son choix en fonction de ses critères : bio, équitable, non testé sur des animaux…

La première façon de comprendre les labels, c’est de regarder la façon dont ils sont organisés. En effet, les exigences changent énormément en fonction des labels. Voici quelques critères:

• Les labels officiels sont gérés par une administration, avec des contrôles effectués par des organisations externes, indépendantes. Il s’agit de systèmes volontaires: seuls les producteurs qui le désirent, apposent ce label sur leurs produits. Par exemple, le Label Européen « agriculture biologique ».
• Les labels privés collectifs sont gérés par un secteur industriel, une association professionnelle ou une association qui est considérée comme indépendante du fabricant ou du secteur. Les contrôles sont exécutés par des organisations externes, indépendantes et le plus souvent accréditées. Ce sont également des systèmes volontaires. Par exemple, le label Biogarantie.
• Les labels privés, individuels, contrôlés sont créés par un fabricant ou un distributeur, mais sont contrôlés par une organisation externe et indépendante.
• Les labels privés, individuels, non contrôlés sont créés par un fabricant ou un distributeur et relèvent de sa responsabilité exclusive. Il n’y a pas de contrôle externe et indépendant.
• L’étiquetage obligatoire peut se présenter comme un gage de qualité… Alors que c’est une obligation légale ! Par exemple, le logo avec la main sur la terre n’est pas un choix de l’entrepreneur ni un gage de qualité. Aucun produit ne peut contenir de substances détruisant la couche d’ozone. En gros, il précise simplement que le produit respecte la législation...

Plus d’info sur www.infolabel.be: tous les labels y sont répertoriés, classés, avec une explication sur la qualité de chacun.

Il y a donc énormément de labels. Ils n’ont cependant pas tous le même niveau d’exigence.

Cachez cette pub...

Les publicités visent à nous faire acheter un produit. Elles essayent de rassurer le consommateur. Elles peuvent alors présenter comme un label ce qui est en fait une obligation légale (voir plus haut). Mais elles peuvent aussi induire le consommateur en erreur : les mentions « naturel » et « sans » (« sans conservateurs », par exemple) ne sont pas protégées par une réglementation. C’est donc possible d’affirmer n’importe quoi ! « Sans parabens » peut-être, mais rien n’est dit sur les autres produits présents. Parfois, les pubs sont carrément mensongères. Ainsi, le terme « Biologique» est protégé légalement par la législation pour l’alimentation, mais pas pour les produits cosmétiques… Un industriel peut donc coller le terme « Bio » sur son produit cosmétique, même si le produit n’a rien de biologique. Soyez vigilant !

Et chez empreintes? David nous raconte...

Pour les fournitures de bureau, les principaux achats que j’effectue au nom d’Empreintes sont des produits 100% recyclés, notamment le papier utilisé pour les photocopies ou autre. Les cahiers « Atoma » sont réalisés avec du papier 100% recyclé et leurs «attaches» qui maintiennent les feuilles ensemble sont fabriquées en fécule de pomme de terre ou de maïs.

L’encre utilisée pour les fluos, les bics,… et d’origine naturelle. On utilise principalement des recharges. Les gommes sont 100% naturelles.

Dans la mesure du possible les achats (alimentation et matériel nécessaire pour les animations, les formations, le CA…) sont bio ou locaux.

Le matériel de vaisselle, entre autre, est acheté à l’asbl « Les petits Riens». En achetant ces produits en seconde main comme cela, on leur donne alors une seconde vie, ce qui est très positif pour moi.

Au niveau de l’alimentation, il y a lieu d’être vigilant car tous les labels ne sont pas identiques, ils ne fournissent pas tous les mêmes informations et ne sont pas tous fiables. Il convient donc d’être très prudent à ce niveau-là et ne pas penser aveuglément qu’un produit labellisé est doté de telle ou telle qualité. Derrière une labellisation fiable se cache donc un travail rigoureux pour le producteur.

Tous les achats bureautiques sont effectués au sein d’une papeterie présente dans le centre de Namur depuis 1930 et qui, de plus, est une entreprise familiale et locale. Il y a lieu, d’ailleurs, de souligner le travail de recherche de la part de cette papeterie et l’effort de fournir du matériel respectueux de l’environnement. Ces efforts sont à prendre en compte, car étant donné que je suis amené à commander régulièrement au nom d’Empreintes, ils ont intégrés à côté de leurs produits de base, des produits de type écologique de manière à répondre à mes demandes et mes attentes. Ces produits gagnent, d’ailleurs, à être connus. Ils touchent d’ailleurs de plus en plus de personnes (particuliers ou professionnels) de la région qui n’auraient peut-être pas connus ces produits dans d’autres conditions.

Tout cela constitue une approche globale de l’écologie et une manière de consommer autrement en respectant notre environnement.

David Etienne

Conclusion

Ces informations permettent peut-être d’y voir plus clair, mais la jungle des labels reste dense et confuse. Car c’est un fait : il existe énormément de labels (plus de 20 rien que pour l’alimentation). La lisibilité n’est pas toujours évidente, les consommateurs peuvent-ils vraiment y voir clair ? N’y a-t-il tout simplement pas trop de labels ? De plus, pourquoi faire payer ceux qui font déjà une démarche positive (les producteurs doivent payer l’organisme certificateur)? Pourquoi ne pas inverser la logique et faire un label pour les produits non bio?